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Harmonisation
des modalités de décompte des effectifs
pour l’application de certaines
obligations ou exonérations
Dispositifs
concernés
-
la réduction générale de cotisations
patronales Fillon ;
-
la déduction forfaitaire des cotisations patronales
pour heures supplémentaires
;
-
l'exonération de cotisations sociales pour
les apprentis ;
-
la cotisation supplémentaire au Fnal ;
-
le versement transport ;
-
la participation à la formation professionnelle
(non recouvrée par les
Urssaf).
Modalités
de calcul de l'effectif
Pour tous les dispositifs concernés,
l'effectif est calculé au 31 Décembre de
l’année précédente. Il est égal, tous
établissements confondus, à la moyenne des
effectifs déterminés chaque mois de
l'année civile.
Pour
calculer l'effectif mensuel, il est tenu
compte de l'ensemble des salariés
titulaires d'un contrat de travail le
dernier jour de chaque
mois, y compris les salariés absents.
Les
mois au cours desquels aucun salarié
n’est employé ne sont pas pris en compte
pour la détermination des effectifs moyens.
Lorsque
l'entreprise est créée en cours d'année,
l'effectif est apprécié à la date de sa
création ou, en cas d’effectif nul à
cette date, à compter du premier mois civil
au cours duquel des salariés
sont embauchés.
Salariés
pris en compte dans les effectifs
Les
salariés en CDI à temps plein et les
travailleurs à domicile. Chacun compte pour
une unité. À proportion de leur temps de
présence au cours des 12 derniers mois précédents
: les salariés en CDD*, les salariés
intermittents, les
salariés temporaires* et salariés intérimaires.
Les
salariés à temps partiel sont pris en
compte en divisant la somme totale des
horaires inscrits dans leurs contrats par la
durée
légale ou conventionnelle du travail.
.Salariés
exclus
Sont exclus du décompte de
l’effectif, les salariés « assimilés»
au sens du code de la Sécurité sociale
lorsqu’ils ne sont pas titulaires d’un
contrat de travail (mandataires sociaux,
…). De
même sont exclus :
-
les titulaires de contrats aidés de type
contrat d’apprentissage, contrat
initiative emploi, contrat d’accompa
gnement dans l’emploi, contrat unique
d’insertion, contrat de
professionnalisation jusqu’au terme de
leur contrat (CDD) ou de leur action
de professionnalisation (CDI)… ;
-
les salariés sous contrat à durée déterminée,
intérimaires ou mis à disposition par une
entreprise extérieure, dès lors qu'ils
remplacent un salarié absent ou dont le
contrat est suspendu du fait d’un congé
maternité, d’un congé d’adoption ou
d’un congé parental d’éducation. *sauf
lorsqu’ils remplacent un salarié absent
ou dont le contrat de travail est suspendu
du fait d’un congé maternité, d’un
congé d’adoption ou d’un congé parental
d’éducation.
ATTENTION
Il
convient de ne pas confondre les règles de
calcul d'une contribution (Fnal supplémentaire
ou versement transport) et les règles de décompte
des effectifs. Ainsi par exemple, pour la
contribution au Fnal supplémentaire, le
mandataire social non titulaire d'un contrat
de travail est exclu du décompte de
l'effectif pour vérifier l'atteinte du
seuil de 20 salariés mais sa rémunération
est prise en compte pour le calcul
de l'assiette de la contribution si
l'entreprise en est redevable.
BON À SAVOIR
Cas
particulier du versement transport
Pour
déterminer si un employeur est assujetti au
versement transport au titre de l'année en
cours au sein d'une zone de transport, il
convient désormais d'apprécier l'effectif
au 31 décembre de l'année précédente,en
fonction de la moyenne, au cours de cette même
période, des effectifs déterminés au
dernier jour de chaque mois. Il convient de
tenir compte des effectifs de tous les établissements
ou implantations
d’activité situés dans une même zone de
transport.
Forfait
social :augmentation du taux en 2010
Le
taux de la contribution patronale dite «
forfait social » est porté
à 4% à compter du 1er janvier 2010.
Sont
notamment concernés :
>
les sommes versées au titre de l’intéressement,
du supplément d’intéressement
et de l’intéressement de projet, de la participation
et du supplément de réserve spéciale de participation
;
>
les abondements de l’employeur au plan
d’épargne d’entreprise
(PEE) et au plan d’épargne retraite
collectif (PERCO)
;
>
les contributions des employeurs au
financement des régimes de
retraite supplémentaire à caractère
collectif et obligatoire (à
l’exclusion des contributions finançant
les régimes de retraite à
prestations définies) ;
>
les sommes versées aux chefs
d’entreprise, présidents, directeurs généraux,
gérants ou membres du directoire, ainsi
qu’aux conjoints
collaborateurs ou associés des chefs
d’entreprises, dans
le cadre des dispositifs d’intéressement,
de participation et
plans d’épargne salariale ;
>
les rémunérations perçues par les
administrateurs et membres des
conseils de surveillance de sociétés
anonymes et des sociétés
d’exercice libéral à forme anonyme.
Sont
exclues du forfait social par la loi :
>
les contributions des employeurs au
financement des prestations
de prévoyance ; >la
fraction des indemnités exclue de
l’assiette des cotisations versées
dans certains cas de rupture du contrat de
travail ou de cessation
forcée du mandat social;
>
les contributions des employeurs aux chèques
vacances
L’assiette,
le taux et le montant du forfait social
doivent figurer sur le
bordereau récapitulatif des cotisations et
sur le tableau récapitulatif annuel:
libellé « forfait social » code type de
personnel 479.
Certificat
de travail:de nouvelles mentions
obligatoires
A l'occasion de l'arrét du contrat de
travail d' un salarié , plusieurs
obligations s’imposent à l'employeur,notamment
celle de rédiger un certificat de
travail.
Ce document doit impérativement contenir
un certain nombre de mentions, expressément
prévues par le Code du travail, telles que
la date d’entrée du salarié dans
l’entreprise, sa date de sortie (c’est-à-dire
celle de fin du préavis, qu’il soit
effectué ou non) ou encore la nature de
l’emploi qu’il occupait.
A noter : suite à la réforme de la formation
professionnelle et à la mise en place de la
portabilité du droit individuel à la
formation (Dif), des mentions supplémentaires
sont venues s’ajouter. Et ces nouvelles
mentions viennent d’être récemment
précisées par décret. Il s’agit ainsi :
- du solde du nombre d’heures acquises et non utilisées
par le salarié au titre du Dif ;
- de la somme correspondant à ce solde (celle-ci résultant
de la multiplication du solde d’heures par
le taux de 9,15 €);
- et de l’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA)
compétent pour financer, le cas échéant,
l’action de formation suivie par le salarié
pendant sa période de chômage.
À
savoir : bien que la loi ne le précise pas, vous devez
également indiquer dans chaque certificat
de travail les nom et prénom du salarié,
le nom, l'adresse et la raison sociale de
votre entreprise, ainsi que le lieu et la
date de délivrance de ce certificat
Décret
n° 2010-64 du 18 janvier 2010, JO du 19
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Actualisée le :14/03/2010
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